L'exhumation en 1974 de 6 000 guerriers et chevaux en terre cuite, grandeur nature, dans la banlieue de Xi'an (nord-ouest de la Chine), est considérée par de nombreux archéologues comme l'une des découvertes les plus spectaculaires du dernier siêcle. Cette garde d'honneur du tombeau du Premier empereur de la dynastie des Qin (259-210 av. J.C.), empereur qui unifia la Chine, fit construire la grande Muraille et se déclara le premier empereur de l'Empire du Milieu, était enterrée dans une fosse de 1,5 hectare.
L'empereur Qinshihuang
Les fouilles qui n'ont pas cessé depuis lors ont mis au jour deux nouvelles fosses contenant des guerriers et des chars en bois, ce qui rend la découverte encore plus étonnante.
Selon certaines estimations, 1 000 guerriers en terre cuite ont été trouvés dans la fosse no 2 de 1,7 ha, au nord de la fosse no 1. Les fouilles montrent qu'elle est plus riche que celle no 1 quant à la variété des guerriers et à leur disposition.
La fosse no 1 a révélé une force militaire combinée de chars de bois et de guerriers en formation de combat rectangulaire, tandis que la fosse no 2 contient quatre unités séparées : chars, cavaliers, archers et fantassins, avec les chars comme force principale.
Chaque unité en carré est reliée aux trois autres pour former un polygone. Tous les guerriers des quatre unités portent des armes réelles.
La première partie du polygone comprend des archers munis d'arbalêtes ou arcs et de flêches. Ils semblent constituer l'avant-garde de la phalange.
Les arbalétriers s'alignent debout devant les archers à genoux, armés d'arcs. Les archéologues pensent que les deux types d'archers peuvent ainsi tirer tour à tour sans donner à l'ennemi un répit qui lui permettrait de contre-attaquer.
Les archers sont suivis par une unité de cavaliers à gauche et celle de chars à droite, formant les deux ailes de la phalange. Une combinaison de fantassins et de chars forme l'arriêre.
Chaque char est attelé de quatre chevaux en terre cuite et dirigé par un conducteur assisté latéralement de deux aides. Tous les trois, en armure, sont armés de lances, d'épées et d'arbalêtes, ce qui montre qu'ils peuvent s'engager dans les combats à longue ou courte distance ou dans les corps à corps.
Certains experts croient que si l'Empereur utilisait un tel nombre de chars dans son armée, c'est parce que ceux-ci étaient une arme três efficace dans les plaines de la Chine du Nord-Ouest.
Tous les cavaliers sont équipés d'arbalêtes. On a là la preuve que sous les Qin, il y a 2 000 ans, le tir à dos de cheval était une pratique courante. Les chevaux portent des selles sans étriers, ceux-ci étant inventés aprês Qin en Chine.
Un guerrier robuste, plus haut que les autres et portant une armure plus ouvrée, a été déterré parmi les chars de bois. De 1,95 m de taille, il paraît être un commandant. Calme et confiant, il a l'air de sourire.
La fosse no 3, autre construction souterraine, a été découverte prês de la fosse no 1. Un peu plus petite que les deux autres, elle contient 68 guerriers portant des armes défensives et un char de bois attelé de quatre magnifique chevaux.
C'est peut-être le quartier général des troupes des deux autres fosses. Cependant, on n'a pas trouvé le maréchal commandant en chef.
Selon le systême militaire des Qin, un maréchal ne prenait la tête d'une force armée qu'en vue d'une campagne militaire. De nombreux archéologues estiment que puisque l'armée souterraine était la garnison de la capitale placée sous le contrôle direct de l'Empereur, il n'était pas besoin de maréchal.
En outre, une fosse inachevée a été mise au jour entre les fosses no 1 et no 2. Selon des données historiques, les travaux furent stoppés probablement à la suite des insurrections paysannes qui eurent lieu aprês la mort de l'Empereur.
Ces découvertes mettent en lumiêre la composition de l'armée impériale - le quartier général, représenté par la fosse no 3, la force principale par la fosse inachevée, et les deux ailes par les fosses no 1 et 2.
Plus de 10 000 armes réelles ont été déterrées dans ces fosses, y compris pointes de flêches, épées, lances et hallebardes.
Les pointes de flêches et les épées en bronze restaient brillantes et tranchantes. L'analyse montre que celles-ci sont faites d'un alliage de cuivre et d'étain o๠entrent 13 autres éléments, tels que nickel, magnésium et cobalt. Les pointes de flêche contiennent 7,71 pour cent de plomb. Des archéologues pensent qu'elle sont les plus anciennes pointes empoisonnées du monde qu'on ait connues jusqu'ici.
Le premier Empereur des Qin passe pour un géant dans l'histoire chinoise. C'est lui qui unifia la Chine, divisée alors en de nombreux Etats hostiles quand il succéda à l'à¢ge de 13 ans au trône du Royaume Qin en 246 av. J.C.. Il passa les 25 premiêres années de son rêgne dans des combats cruels jusqu'à ce qu'il eut conquis finalement tous ses ennemis. Comme les mesures qu'il adopta aprês la fondation de la dynastie des Qin - autodafés des livres interdits, enterrement de lettrés vivants - provoquêrent l'indignation des intellectuels chinois, ceux-ci passêrent sous silence ses exploits.
Pendant ses 36 années de rêgne, l'Empereur enrôla 700 000 travailleurs pour construire un palais souterrain pour l'éternité.
Aujourd'hui, son tombeau reste intégralement conservé. (par Luo Qifan)
Copyright © Le Quotidien du Peuple en ligne
L'Empereur Shihuangdi des Qin (259 - 210 av. J.-C.), appelé Ying Zheng, fils du prince Zhuangxiang des Qin, est l'empereur fondateur d'une Chine unifiée. Il est monté sur le trône royal à l'à¢ge de 13 ans et s'est donné le titre d'empereur à l'à¢ge de 39 ans. A la fin de l'époque des Royaumes combattants, le royaume des Qin était le plus puissant. De 230 à 221 av. J.-C., il a anéanti successivement les six royaumes de Han, Wei, Chu, Yan, Zhao et Qi avant de fonder la dynastie des Qin, le premier Etat unifié, multiethnique, despotique et centralisé dans l'histoire de la Chine.
Ying Zheng a inventé un titre d'honneur suprême et s'est donné le titre de Shihuangdi (Premier Empereur) dans l'intention que ses descendants règnent de génération en génération sans interruption. Il a remplacé, à l'échelle nationale, le système d'inféodation par le système de préfecture et de district, mis en place un système complet d'appareil bureaucratique placé sous le contrôle direct de l'empereur, et promulgué des lois basées sur les anciens règlements du royaume des Qin et assimilant certaines réglementations des six autres royaumes.
Dans le domaine économique, l'Empereur Shihuangdi des Qin préférait l'agriculture au commerce et encourageait le développement de la propriété privée des terres. En 216 av. J.-C., il a donné l'ordre de reconnaître et de protéger les terres détenues par les propriétaires fonciers et les cultivateurs à condition que ceux-ci paient convenablement les impôts.
L'Empereur Shihuangdi des Qin a unifié les mesures, les monnaies et les voies de transport.
Dans le domaine culturel et idéologique, l'Empereur Shihuangdi des Qin a généralisé les caractères de style sigillaire. En 213 av. J.-C., il a ordonné de brà»ler le "Livre des Odes", le "Livre de l'Histoire" et les différents ouvrages philosophiques et interdit les écoles privées. Plus tard, il fit enterrer vivants à Xianyang, capitale des Qin, 400 lettrés et alchimistes.
L'Empereur Shihuangdi des Qin a fait relier les tronÇons de la Grande Muraille construits respectivement par les Qin, les Zhao et les Yan à l'époque des Royaumes combattants, ce qui a donné naissance à la Grande Muraille de dix mille lis.
Après l'unification du pays, l'Empereur Shihuangdi des Qin a fait construire un palais luxueux et un tombeau magnifique. Il a fait cinq grandes tournées d'inspection et visité beaucoup de sites pittoresques. Afin d'obtenir des pilules d'immortalité, il a envoyé quelques milliers de garÇons et filles, dirigés par l'alchimiste Xu Fu, rechercher les Immortels du côté de la mer orientale. En 210 av. J.-C., l'Empereur Shihuangdi des Qin est mort d'une maladie. Peu après l'intronisation de son fils Huhai, éclata l'insurrection paysanne dirigée par Chen Sheng et Wu Guang, ce qui provoqua la disparition de la dynastie des Qin.
Copyright © China Internet Information Center
Extrait des carnets de voyage d'un franÇais en Chine
Une tombe se répartit généralement sur un site entier avec un tumulus et la sépulture sous terre dans un tombeau en pierre.
Le couloir qui mène au tombeau peut faire cent mètres de long et est décoré. L'autre manière de faire était dans la montagne. Tout autour de Xian on voit souvent des tumulus de terre, recouverts de végétation. Les principaux lieux de tombes impériales sont autour de Xian et se répartissent sur un rayon de 150 km autour de la ville. Beaucoup restent complètement à découvrir car non ouverts. Comme toujours dans les tombeaux Chinois, autour du tombeau royal/impérial on trouve ceux de la famille et des dignitaires. Il peut donc y avoir sur une très grande surface plusieurs tumulus, ou des tombes sans tumulus.
Autour du tombeau de Zhaoling il y a 200 sépultures. Très peu de tombeaux ont été ouverts, on sait o๠ils sont mais il n'y a pas de crédits et de connaissances pour les explorer. Pour Zhaoling par exemple, 10 ont été exhumés et 15 sont non identifiés. On ne sait pas qui est dedans. Construire un tombeau, sous les Han par exemple, coà»tait un tiers de la recette des impôts !
Site de Maoling
Empereur Wu, dcd en 87 av JC, le plus puissant empereur Han, celui qui a relancé la 'route de la soie' avec Zhangqian
C'est un ensemble assez grand. Du tumulus - 15 20 m de haut - on a une bonne vue sur les pavillons du site, et sur les tombes aux alentours, une vingtaine. Quelques acteurs miment les guerriers d'antan pour amuser le touriste. Quelques jolis petits pavillons avec des plantations de bambous et les classiques portes en O pour que les mauvais esprits ne puissent pas passer.
Site de Qianling
C'est le tombeau commun de l'Empereur Gaozhong, de son épouse impératrice - la seule dans l'histoire Chinoise - Wuzetian. Zhanghuai, second fils de Zhong et la princesse Yongtai sont enterrés dans des tombeaux séparés, dans le site.
Le site comporte une longue et vaste allée, bordée de grandes statues en pierre tous les dix mètres. Aussi on peut noter de chaque côté, au sommet d'une des collines, un groupe de statues plus petites ( taille humaine ) représentant les étrangers invités à la cérémonie. Il y a 7 x 4 statues de chaque côté. Donc au moins 56 provinces, royaumes avec lesquels l'empereur entretenait des relations. Mais les statues ont toutes perdues leur tête.
On y voit aussi la stèle sans mots de Wuzetian, elle l'a voulue ainsi, car selon elle ce n'était pas à elle de faire son apologie. Les mauvaises langues disent qu'elle n'a rien fait marquer car il n'y avait pas de mots pour qualifier sa grandeur.
Pour ce qui est du mausolée, il n'a pas été ouvert, ce qui en fait le seul tombeau impérial des Tang qui reste en bon état.
Sur le trajet on peut voir le lit de la rivière Wei. Couleur argile et végétation verte. Le lit est profond mais assez sec.
Dans un champ de maïs j'aperÇois une petite tombe avec une plaque, simple mais là . Un peu plus loin un petit temple, aussi en plein champs. Les maisons dans la campagne sont faite de briques de terre séchée avec de la paille comme liant. Les tuiles sont souvent placées dans l'autre sens que chez nous, en U. Ca construit de partout.
Pour les tumulus o๠il n'y a personne qui visite il s'agit de tombes non ouvertes, attendant quelques expertises ou crédits. Gageons que les tumulus non ouverts ne le soient pas avant que la Chine prenne plus soin de son patrimoine car je suis en général assez surpris du peu d'entretien. Sinon tout sera détruit en peu de temps. Les peintures sont 'protégées' par des vitres qui sont parfois brisées. L'ouverture à l'air libre, les visites guidées et le succès de ces visites font que les tombes recoivent du sec et de l'humidité. Dans la journée les plaques de verre qui ferment les niches sont parfois si humides que l'on ne voit pas à travers. Certaines peintures ruisselent sous l'humidité. Trois quatre régulateurs d'humidité résoudrait tout mais Ça coà»te cher. Cette région reste encore à découvrir pour l'archéologue. Combien d'oeuvres d'art, de documents historiques, de personnes sont enfouis depuis des milliers d'années sous ces tumulus ?
Prince Zhanghuai
Site de Qianling
Tombeau classique, style Qin - Han, avec un tumulus et un long couloir décoré et la sépulture dans un gros tombeau en pierre au bout, sous terre. Les peintures sont plus complètes, style Tang, avec ces couleurs orange. Belles fresques murales. Le tombeau est ouvert et en grimpant sur la barrière je vois qu'il est vide. Ouvert vers 1960.
Princesse Yongtai ( Lixianhui )
Petite fille de Gaozhong et de Wuzetian
Site de Qianling
Même style, il y a un long couloir qui descend sous terre à l'intérieur du tumulus pour rejoindre la tombe. Les murs du couloir sont creusés de niches comportant des figurines et des objets usuels qui accompagnent le (la) mort(e) dans son autre vie. Une fois de plus nous regardons souvent ces statues avec l'à…“il qui cherche le beau, mais pour eux ces statues avaient une finalité. Elles serviraient au défunt pour sa vie dans l'au delà . Le reste des murs est peint avec des légères couleurs ocre. Dans le musée associé on y voit la peinture des joueurs de polo avec le haut à gauche qui a disparu. Vue au musée d'histoire de Xian. Plus on descend sous le tumulus et plus l'humidité ruissèle sur les murs, peintures, niches.
Les peintures de la chambre avant la tombe sont très fines et jolies... superbes.
Temple / Pagode bouddhiste de Famen
Il est à 120 km à l'Ouest de Xian
Vu une photo de Valery Giscard d'Estaing qui y est passé, la France est là !
L'intérieur ressemble a du marbre blanc, il y a de très gros panneaux dorés et un ensemble de pavillons aux alentours, ainsi que des champs de culture. C'était LE temple impérial du temps des Tang. La pagode stocke dans un palais souterrain - découvert en 1985 suite à un éboulement - des morceaux de phalange du bouddha Sakyamuni.
Sur le circuit Ouest il n'y a malheureusement que des circuits en Chinois. Peu d'étrangers le font, et pourtant c'est le plus beau. Il y a aussi un Japonais dans le car. Il parle un peu anglais et est prof d'histoire. On discute et en vient aux différences entre FranÇais et Anglais. Je lui explique et il me dit que c'est pareil entre Chinois et Japonais. En effet j'ai souvent entendu de la part de Chinois qu'ils ne supportent pas les Japonais, vue les massacres qu'ils ont commis au début du siècle, Nankin par exemple. C'est très fort dans les pensées. Des collègues de travail me disent ouvertement qu'ils ne supportent pas les Japonais.
Lui aussi trouve comme moi que l'état de conservation des tombes laisse à désirer. En effet elles ruissèlent souvent sous l'humidité. Il me dit, je cite "qu'au Japon on en prendrait soin mais que les Chinois ils s'en moquent".
Et bien, sur la totalité de cette journée, de 7H à 19H30 pour les visites je n'ai vu que deux occidentaux et suis surpris du faible intérêt des occidentaux pour ces sites. Certes il faut faire 12H de visites et les sites sont très très peu en anglais. Tout le monde va voir l'Armée de terre cuite qui, pour moi est moins intéressante car je l'ai déjà vue et revue dans de nombreux livres et même aux Galeries Lafayettes ! Le circuit Ouest est bien plus riche.
Pour faire ce tour vous pouvez vous rendre à la gare routière et trouver le bon bus, ou, aller à l'hôtel Mingsheng, dans la Nandajie, près de la porte Sud, et demander un billet. Pour 180 Yuans cela comprend le bus pour la journée, tous les billets d'entrée aux sites. Circuit en Chinois.
textes extraits du site Les franÇais en Chine
Dans une nuit de juin de 1968, des soldats du génie de l'armée chinoise, en mission de creusement d'un tunnel près de Mantcheng, à 150 km au sud-ouest de Beijing, trouvèrent une caverne de 5 mètres de profond conduisant à une énorme galerie souterraine presque tout droite.
Vigilant, le chef de section assembla d'urgence ses hommes. Des soldats y entrèrent ensuite, lampe de poche dans une main et fusil dans l'autre. AvanÇant à tà¢tons dans l'obscurité de la galerie froide et sèche, ils rencontrèrent au milieu du chemin des tuiles cassées, des carcasses de cheval et des débris de chariots.
20 mètres parcourus, ils arrivèrent à une bifurcation. Devant eux, c'était une autre galerie remplie de récipients de poterie, peints en couleurs fraîches et jolies. Ils se tournèrent à gauche, marchèrent quelques mètres, traversèrent un large puits et entrèrent dans une salle o๠se rangeaient, au milieu des gravats, divers objets dont bronzes, poteries, figurines de terre cuite ou de pierre et pièces de harnachement.
Excavée dans les rochers, la salle-caverne haute de 7 mètres pouvait contenir au moins 300 personnes.
Les découvreurs ont fait immédiatement un compte-rendu au Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central) tout en arrêtant leurs travaux pour protéger la sépulture. Quelque temps après, une équipe archéologique de l'Académie chinoise des Sciences y arriva, et les fouilles commencèrent sur-le-champ.
Les inscriptions sur des objets qui y étaient déterrés montrent qu'il s'agit du tombeau d'un prince des Han, Liu Sheng, frère aîné du célèbre empereur Han Wudi (157-87 av.J.C.). Sous le règne de ce dernier, la dynastie des Han était à l'apogée de sa puissance militaire et de sa prospérité économique. L'agriculture, l'astronomie, la littérature, la musique et l'artisanat connaissaient alors l'essor. Les soieries de Chine furent exportées à l'époque vers l'Europe, via l'Asie centrale, tandis que des chevaux de Ferghana, la luzerne, le raisin et la noix furent introduits en Chine.
A l'autre bout de la galerie se tassaient des centaines d'ustensiles de poterie, grandes ou petites, d'une beauté fraîche, servant à contenir de l'aliment et du vin. Ceci corrobore la confirmation des experts. "Liu Sheng aimait à boire et à manger la viande", écrivait dans son ouvrage Shi Ji ( Mémoires historiques) le grand historien d'époque Si Maqian.
Les archéologues estimaient que dans la galerie et la caverne il existait avant une structure en bois et à toiture en tuiles, dont ils ne voyaient que la ruine.
Mais o๠était le cercueil ? Une porte de pierre, au beau milieu du mur de granit, en face de l'entrée de la caverne, fournissait une trace. Alors, on entra par un interstice au-dessus de la porte et ouvrit la porte de l'intérieur.
C'était une petite structure de plaques de pierre dont une partie du toit était écroulée, probablement à cause du tremblement de terre. Le plancher était couvert de plaques et de cendres de plantes qui avaient été mises évidemment sur le toit pour le protéger contre l'humidité. Beaucoup d'objets funéraires précieux furent trouvés au cours de l'arrangement minutieux des décombres.
Le cercueil de Liu Sheng était déposé sur un lit de marbre. Son bois avait pourri, laissant voir seulement les fibres du bois décomposés et des pelures de laque. Lorsqu'on les déplaÇa, un linceul de jade conÇu d'or s'offrit aux regards. C'est pour la première fois qu'on a découvert en Chine un habit de jade complet.
Le costume est composé de 2 690 plaques rectangulaires ou carrées de jade, reliées l'une à l'autre par des fils d'or (leur poids total pesant 1 100 grammes) à travers les petits trous aux coins de chaque pièce.
Le jade fut travaillé avec une telle délicatesse que la finesse de chaque pièce est de 0,3 mm. Certains trous faits au foret à la forme de tube ne sont que 1 mm de diamètre, et des fils d'or, fabriqués par le tressage de 12 filaments, sont pliables et résistants.
Le corps du prince était enseveli dans cet habit formé de 12 parties démontables.
Le défunt avait dans les mains des croissants de jade et sous la tête, un oreiller de bronze avec incrustation de jade, dont les deux bouts étaient décorés chacun d'une tête d'animal dorée.
Selon les archives, l'habit de jade, également connu sous le nom de "cotte de jade", était exclusivement réservé aux empereurs et aux nobles de haut rang des Han. Dans la dynastie féodale, les habits étaient conÇus d'or, d'argent ou de bronze en fonction du rang du défunt. Bien réservé dans chaque détail et restauré entièrement dans sa forme originale, l'habit est exposé au Musée du Palais impérial de Beijing, offrant un exemple frappant de la technique superbe des lapidaires et des orfèvres dans l'ancienne Chine.
A 100 km au nord du tombeau de Liu Sheng, fut découvert celui de son épouse, Dou Wan. Sa structure et son contenu sont à peu près les mêmes que ceux de son mari. L'habit de jade de la princesse est fabriqué avec 2 160 pièces, liées par 700 grammes de fil d'or. La réduction des fils d'or a été causée par l'emploi de fils de soie dans la liaison des pièces de jade sur la poitrine et au dos.
Dans les deux sépultures furent exhumés plus de 2 800 objets funéraires. Ces objets fabriqués il y a plus de deux mille ans permettent de bien connaître le développement de la métallurgie, du textile et de l'artisanat de l'époque en Chine.
(par Luo Qifan)
Copyright © Le Quotidien du Peuple en ligne
Les régions de Chine
Shaanxi
Xian ville des dynasties impériales
La paix de l'Ouest
Xian a été la ville des capitales impériales depuis des siècles et des siècles jusqu'en 900 ap JC. Elle se trouve le long de la rivière Wei, dans le bassin du fleuve Jaune, en plein centre de la Chine Han actuelle. A l'emplacement de l'actuelle Xian et de sa banlieue, il y a eu plusieurs villes impériales au fil des siècles qui se sont réparties dans un rayon de 40 km.
Ainsi quand on mentionne l'actuelle Xian, cela réfère souvent en fait à la région de Xian et ses anciennes villes. La région est habitée depuis plus d'un million d'années et les dynasties royales et impériales s'y sont établies sur plusieurs millénaires. Sans aucun doute c'est le berceau de la civilisation chinoise. Imaginez que depuis des milliers d'années tous les empereurs, généraux, ministres... ont leur tombe dans la région. Une tombe est en fait un site entier sur plusieurs kilomètres carrés avec un tumulus, la tombe enfouie sous terre, l' allée des esprits, les statues, pavillons... Un gros site comprendra les sépultures impériales/royales et 100-200 sépultures des descendants et hauts gradés de l'Empire tout autour.
Toutes les vallées et montagnes aux environts en regorgent. Peu sont ouvertes.
C'est ici que les générations se sont succédées depuis plus d'un million d'années, tribus, royaumes, l'Empire, le premier.
Ici que l'unité de la Chine s'est faite en créant un empire unifié vers 200 av JC sous les Qin. C'est d'ici que la Chine a ouvert ces Routes gigantesques qui allaient jusqu'à Rome ouvrant la Chine à des échanges sans précédent, militaires, religieux, philosophiques, commerciaux, techniques... Xian a été du temps des Tang la plus grande métropole mondiale, avec une population internationale.
Le bassin du Fleuve Jaune est le berceau de la Chine Han et Xian en est sa capitale historique.
De nos jours Xian est jumelée avec la ville FranÇaise de Pau, et bien d'autres villes étrangères comme Nara, Kyoto, Dniepropetrovsk, Iasi, Edimbourg, Kansas City, Lahore...
Sichuan
Le Changjiang
Les choix des affluents lui ont fait prendre sa source au flanc du Geladandong, point culminant des monts Tanggula aux confins du Tibet et du Qinghai. Il coulera alors sur 6300 km ce qui en fait le 3eme fleuve au monde (après le Nil et l'Amazone). Il a 13km de large a son embouchure a Shanghai. A ses sources, les explorateurs y ont rencontre des ethnies tibétains/birmanes au Sichuan et au Nord Est Yunnan: les Lisu, Naxi (descendants de nomades tibétains organises en une société matriarcale), Lolo (Yi), Nu, Lahu, Xifan, Jing ...
Pour essayer de saisir pourquoi il est si important aux yeux des gens il faut savoir qu'un tiers de la population chinoise vit dans son bassin. Son bassin représente aussi 40% du grain, 70% riz, 30% coton, 50% poisson, 40% production industrielle, 25% terres cultivables en Chine. 20% du commerce était du a l'opium sous les anglais. Que ces gens ont détruit la Chine, et avec que quelques canonnières !
Un pèlerinage touristique très connu consiste a descendre le fleuve le long de trois gorges "Sanxia" - Qutang, Wu et Xiling
- pour y admirer des paysages superbes et remonter le temps avec la visite des sites historiques. Pèlerinage d'autant plus émouvant que la partie basse de cette région va disparaître sous peu, inondée. En effet, en 2003, en aval des trois gorges, un barrage de 185m de haut, 2km de large sera mis en service a Sandouping. Ce sera le plus grand au monde. Sa hauteur est calculée pour provoquer une montée d'eau jusqu'a Chongqing, 600km en amont. Il devrait être termine vers 2010.
Bien plus en amont, a Lijiang dans la région du Yunnan il est dit qu'il y a les plus belles gorges ; elles portent le nom de Gorges du saut du tigre et figurent parmi les plus profondes du monde.
Hong Kong
Le port des parfums
Officiellement appelé "Région administrative spéciale de Hong Kong", on peut découper Hong Kong en cinq ensembles.
Les Nouveaux territoires sont au nord. Ils vont jusqu'a Shen Zhen, la zone économique spéciale en Chine. Ils sont assez verts avec des montagnes, des villages, des grosses villes. Un très impressionnant réseau de bus qui relie tout à tout.
Kowloon est aussi sur le continent et va jusqu'à la pointe sud. Le gros de la population vit ici et la densité est une des plus fortes au monde. Des immeubles, des immeubles, des immeubles. Kowloon veut dire neufs dragons en Cantonais.
L'île de Hong Kong, la plus connue, là o๠il y a les grands centres d'affaires, est une petite montagne qui culmine à 550m et fait environ 10 km de long. Dans l'île, on dissocie le bas du haut. La règle est très simple : Plus on monte, plus c'est aéré, plus c'est vert, plus c'est cher, très cher.
Les îles : Un ensemble de plusieurs centaines d'îles
Lantau: est la plus grande île, trois fois plus importante que celle de Hong Kong. Elle est résidentielle et le point de départ de nombreux sentiers de marche facilement accessibles. De nombreuses ne sont pas habitées. Beaucoup de gens vivent sur les îles et vont travailler en bateau.
Hong Kong est-il en Chine ? A vous de juger ! Les Chinois du continent doivent avoir un visa pour venir ici et peuvent 'passer' sans visa 10 jours s'ils sont en transit. Ici on parle le cantonais qui n'a rien à voir avec le Chinois putonghua et on écrit avec les caractères traditionnels et non les simplifiés utilisés partout en Chine. Le Hong Kongais ne se considère pas trop comme le Chinois de la mer patrie qu'il considère comme grossier et mal éduqué. Il est d'abord Hong Kongais, ensuite cantonais, puis Chinois. L'histoire ressente à sépare HK du pays suite aux guerres de l'opium. Le retour vient juste de se faire en 1997. Pourtant le Chinois tel qu'il s'écrivait depuis des siècles est toujours d'usage ici alors qu'il a été simplifie en Chine depuis 1960.
extrait du site Les franÇais en Chine
Véritable "acupuncture de l'espace", le Feng shui nous offre la possibilité d'améliorer notre qualité de vie. Basée sur la philosophie du Tao, cette discipline nous aide en effet à repenser l'aménagement de nos lieux de vie en vue d'atteindre équilibre et harmonie. Peuvent en résulter des changements bénéfiques dans les différents aspects de nos vies, personnel, professionnel, familial, amical et même sur le plan de la santé. Alors, pourquoi hésiter ?
Une préoccupation dans l'air du temps
Ce n'est que récemment que l'Occident a découvert le Feng Shui. Cette discipline chinoise, qui connaît aujourd'hui un succès grandissant que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, a fait de nombreux adeptes et non des moindres. Bill Clinton a ainsi fait réaménager, selon les règles du Feng Shui, le fameux bureau ovale de la Maison Blanche. Tony Blair a fait de même avec le 10 Downing Street. FranÇois Mitterrand était aussi un fin connaisseur de cet art pas si éloigné de celui des bà¢tisseurs de cathédrales.
De nombreuses entreprises ont aussi franchi le pas. Citons par exemple le cas de British Airways dont le nouveau siège social a été agencé selon les préceptes Feng Shui, de Body Shop ou encore de la Bank of China à Hong Kong. Les sociétés franÇaises s'y mettent petit à petit, mais elles préfèrent souvent garder l'anonymat, de peur d'être traitées de sectaires ou de susciter de l'inquiétude chez leurs clients. Quel dommage ! Car le Feng Shui n'a rien du charlatanisme ou d'une quelconque chinoiserie.
Un art de vivre plus que millénaire
Avec plus de cinq mille ans de pratique, le Feng Shui n'a plus besoin de faire ses preuves. A ses débuts réservé aux empereurs et aux seigneurs, il était utilisé pour construire et aménager les palais (comme par exemple, la Cité Interdite à Pékin) mais aussi les tombes. Puis cet art de vivre fut étendu à l'ensemble de la population. Fort éloigné de notre manichéisme judéo-chrétien, il repose sur trois principes de base.
Premièrement, l'être humain fait partie intégrante de l'Univers ; il n'a pas pour mission de le dominer, mais au contraire de vivre en harmonie avec lui car il n'en est qu'un élément.
Deuxièmement, la vie est en mouvement permanent et l'équilibre, par nature instable.
Enfin, nous sommes régis par le principe du Yin et du Yang, ces deux parties complémentaires et interpénétrantes qui à elles deux forment le cercle parfait. Il n'y a pas de bien et de mal ; tout est question d'interaction et de mesure. Ainsi comprend-on mieux le symbolisme du nom "Feng Shui". Feng, le vent et Shui, l'eau sont dans une dynamique, dans une mobilité perpétuelle. Ces éléments qui représentent le Ciel et la Terre, ne sont en soi ni bons ni mauvais. En revanche, s'ils sont présents en quantité insuffisante ou trop importante, ils entraînent des catastrophes (sécheresse, cyclone, inondation,...).
Nous, humains, avons à vivre en harmonie avec le Ciel et la Terre. Le Feng Shui inclut dans l'astrologie, c'est à dire l'étude des planètes et de leurs influences (qui peut encore nier l'impact des phases lunaires sur l'homme ?), mais aussi l'analyse des lieux de vie (notamment habitat et bureaux) et de la nature environnante.
extrait du site Chenmen... Et le souffle devient signe...
© 1999-2004 Chenmen.com - Tous droits réservés
En Chine, offrir une tasse de thé aux hôtes est une tradition millénaire, qui a une grande connotation culturelle.
Le thé est une spécialité chinoise universellement connue, dont l'existence remonte, d'après les annales historiques, à plus de 3000 ans. Grand connaisseur en thé, Lu Yu (733 804) de l'époque Tang (618 907) , a écrit un Livre du Thé, véritable traité exposant le rituel devant accompagner la dégustation de ce délicat breuvage. Depuis, l'habitude de boire du thé s'est répandue chez les Chinois, et de nos jours, cette boisson est l'une des plus appréciées dans de nombreux pays.
En Chine, la plantation du thé s'est développée principalement dans les zones de collines au sud du Yangtsé dont le climat tempéré et humide est favorable à ci croissance du théier. En général, les thés de marque proviennent de célèbres montagnes ou de régions pittoresques : le Longjing (Puits du dragon) est cultivé sur les rives du lac de l'Ouest de Hangzhou, le Biluochun et l'Aiguille d'argent poussent dans le bassin du lac Taihu, les monts Wuyi produisent le thé Yancha, les monts Lushan, le thé Yunwu et le monts Huangshan, le Maofeng. Si ces thés de marque sont très appréciés, c'est parce qu'ils sont cultivés dans des sols et sous des climats excellents et sains et qu'ils contiennent de nombreuses substances utiles à la santé. Du point de vue thérapeutique, le thé est recommandé pour abaisser la fièvre, dissiper les toxines accumulées, mincir et retrouver de l'énergie. Il est considéré en Chine comme le cadeau préféré parmi toutes sortes de présents.
La Chine possède de multiples espèces de thés que l'on a classées en six séries : le thé rouge, le thé vert, le thé blanc, le thé au jasmin, le thé Oolong et le thé en brique ou en galette. La demande des consommateurs, la manière de déguster le thé et les processus de préparation varient selon les régions. Les gens du sud préfèrent le thé vert, alors que les gens du nord aiment le thé au jasmin. Dans de vastes régions au sud du Yangtsé, on garde encore l'habitude de prendre du thé dans le salon familial, et au Sichuan, on aime à bavarder dans les maisons de thé, o๠l'on déguste le thé parfumé dans des tasses posées sur des soucoupes, en porcelaine très recherchée. Les gens du Fujian et du Guangdong sont de gros consommateurs du thé Oolong, et les ethnies minoritaires du Yunnan aiment le thé grillé, le thé en brique et le thé infusé selon trois procédures. Les Tibétains ont leur thé au beurre et les Mongols leur thé salé au lait de vache ou de brebis. Toutes ces pratiques différentes reflètent les moeurs propres aux habitants de diverses régions.
Le cérémonial japonais de la préparation du thé, mondialement connu, tire son origine du rite du thé en Chine. Le rituel chinois, qui remonte loin dans l'histoire, met l'accent sur le processus de la préparation du thé et les différentes étapes à respecter. A la Cour impériale des Qing (1644 1911), on servait du thé aux hôtes en suivant un processus strict : la dégustation du thé, la fixation de l'espèce de thé, l'exposition du service à thé, le lavage des récipients, le dosage du thé à servir et l'infusion du thé dans de l'eau bouillonnante, enfin, on offrait le thé, d'abord aux hôtes, puis aux maîtres. Aujourd'hui, lorsqu'on se promène dans les anciens palais impériaux de Pékin ou d'autres villes, il est possible de voir cet ancien cérémonial chinois. L'ethnie bai du Yunnan a conservé un cérémonial très original : on offre, d'abord, du thé sucré signifiant le respect envers les hôtes, puis, du thé amer qui incite au bavardage, enfin, du thé au miel, au riz grillé, etc., qui laissent un bon souvenir aux hôtes.
En Chine, prendre du thé était considéré comme une habitude louable surtout chez les lettrés et les hauts fonctionnaires. Le service à thé prit forme sous les Tang : il se compose d'une théière, de tasses et de soucoupes. Le service à thé en porcelaine est très recherché, celui en céramique, un peu banal, et celui en métal, plus médiocre.
Pour préparer le thé Oolong, il faut non seulement de l'eau bien bouillonnante, mais aussi un service à thé composé d'une théière en grès rouge et de soucoupes en porcelaine blanche. Pour servir du Longjing, il faut un récipient en verre, car il peut donner un effet parfait de transparence pour la boisson au dedans qui est recherchée pour la couleur et la forme des feuilles infusées, de plus, il est mieux d'employer de l'eau provenant de la fontaine de la Course du Tigre, à proximité du lac de l'Ouest de Hangzhou.
Tout comme les soieries chinoises, le thé fut exporté en grandes quantités vers les pays occidentaux à travers les Routes de la soie. De nos jours, le thé chinois se vend bien dans le monde entier : le thé rouge de Qimen est considéré comme numéro 1 sur le marché de Londres, le thé vert de Tunxi est apprécié, depuis longtemps, par les Marocains, et le Tieguanyin d'Anxi, qui a une propriété anticancéreuse; attire l'attention des consommateurs de divers pays. Aujourd'hui, le mode de vie change, et le rythme de la vie s'accélère. Pour répondre aux besoins du marché, diverses sortes de boissons fabriquées à base de feuilles de thé ont fait leur apparition. Au fur et à mesure du développement de l'économie de marché, la culture du thé se dirige vers une nouvelle étape.
textes et images extraits du site © Centre Culturel de Chine à Paris, 2002-2003, tous droits réservés
La cuisine chinoise a une longue histoire. Fruit de la sagesse et de la civilisation des ethnies chinoises, elle est un des trésors culturels nationaux. Depuis l'antiquité, elle jouit d'un grand renom en Chine comme à l'étranger. La Chine est vaste et riche en produits. Les ethnies ont leur propre mode de vie. Influencée par la situation géographique, le climat, les produits locaux et les coutumes, la technique culinaire a formé, peu à peu, quatre systèmes : ceux du Shandong, du Sichuan, du Guangdong et de Huaiyang. Chacun a son originalité. Néanmoins, tous bénéficient d'ingrédients de premier choix, d'un travail raffiné, d'un feu bien contrôlé et des récipients recherchés. De plus, de l'importance est attachée à la couleur, à l'arôme, à la saveur et à la forme. En dégustant les plats chinois, vous pouvez admirer l'art culinaire de la Chine.
La cuisine du Shandong
La cuisine du Shandong comprend ceux de Jinan, de Jiaodong et de la famille de Confucius. Baignée à l'est par la mer, la province du Shandong a une grande richesse de produits. Elle est non seulement un des berceaux de la civilisation chinoise, mais aussi le pays natal de Confucius, grand philosophe de la Chine antique. Ses plats, popularisés dans l'antiquité dans le bassin du Huanghe (fleuve Jaune), représentent la cuisine de la Chine du Nord.
Les mets de cette province sont renommés pour la diversité des ingrédients, le découpage raffiné, la cuisson minutieusement contrôlée, la préparation bien recherchée et l'emploi du jus approprié, notamment pour la préparation des fruits de mer.
La cuisine de la famille de Confucius a conservé son originalité de génération en génération grà¢ce à l'élégance des formes des plats et à un travail de qualité avec des règles de courtoisie extrêmement strictes. Ainsi le banquet "Manhan" en l'honneur de l'empereur et de ses sujets exige 404 couverts et un menu de 196 plats célèbres. Les noms soigneusement étudiés de ces derniers évoquent des épisodes historiques. Une musique lyrique doit accompagner le festin. Tellement fastueux, il pouvait soutenir la comparaison avec celui de la Cour impériale.
La cuisine du Sichuan
La cuisine du Sichuan est une composante importante de la culture gastronomique du Sud Ouest de la Chine. Les plats de Chengdu et de Chongqing en sont représentatifs. Les gastronomes chinois et étrangers apprécient beaucoup les mets du Sichuan qui ont des goà»ts variés.
La province du Sichuan, surnommée "pays, don du Ciel", est une région de charme et abonde en spécialités locales, qui donnent de riches assaisonnements à sa cuisine. A Chengdu, le nombre des plats, hors d'oeuvre et pà¢tisseries dépassent le millier. Le fromage de soja Mapo, plat connu, tire son origine d'un petit restaurant tenu par un couple il y a plus de 100 ans, la patronne qui avait le visage grêlé était habile pour préparer un plat composé de morceaux de fromage de soja assaisonné de boeuf haché, de tiges d'ail découpées, de poivre de Chine et d'huile pimentée pour donner un goà»t à la fois piquant, picotant, brà»lant et tendre. Ce plat a connu une grande réussite, il est célèbre sous le nom de fromage de Mapo (la vieille grêlée). Les plats du Sichuan donnent toujours des goà»ts relevés qu'ils soient vinaigrés, sucrés, piquants et picotant. Le piment en est un élément indispensable.
La cuisine du Guangdong
La cuisine du Guangdong comprend trois systèmes ceux de Canton (Guangzhou), de Chaozhou et de Dongjiang. Un lettré de la dynastie des Han de l'Ouest (206 av. J. C 24 apr. J. C.) écrit dans son oeuvre Huainanzi que les Cantonais considéraient le serpent comme un des meilleurs ingrédients. L'histoire des plats à base de serpent peut donc remonter à 2000 ans. Au cours d'un long développement, la cuisine du Guangdong a constitué ses caractéristiques en rassemblant les quintessences des plats du Nord, du Sud de la Chine et celles de l'Occident. Les Cantonais servent les plats à base d'oiseau, de gibier, de serpent et d'insecte. Ils sont frais, doux, croustillants, tendres et varient selon les saisons.
La cuisine de Huaiyang
La cuisine de Huaiyang est celle des régions de Yangzhou, de Zhenjiang et de Huai'an, province du Jiangsu. Yangzhou est non seulement une ville importante de la plaine du Changjiang Huaihe, mais aussi le centre de la cuisine de Huaiyang. Elle est connue depuis les dynasties des Han et des Tang (206 av. J C. 907) pour son riz et ses poissons.
La cuisine de Huaiyang a une longue histoire. Après la construction du Grand Canal Beijing Hangzhou sous le règne de l'empereur Yangdi des Sui (581 618), Yangzhou se trouva à la confluence du Changjiang et du Grand Canal, si bien que les bateaux de commerce s'y retrouvaient. Ainsi la cuisine connut un essor considérable. Les plats de Huai'an et de Yangzhou à base de farine de blé sont variés, exquis et fins.
Les plats de Huaiyang se caractérisent par le mariage du sel et du sucre tout en gardant les saveurs naturelles des
ingrédients. Le marc d'alcool, l'huile de sésame, etc., sont de merveilleux assaisonnements pour la cuisine de Huaiyang.
La cuisine musulmane
La cuisine musulmane a assimilé les particularités de la culture gastronomique des Han. L'islamisme est également appelé "Qingzhen" chez les Chinois, ce qui signifie pureté et honnêteté.
La fusion inévitable des cultures ethniques et de la cuisine musulmane reste évidente dans le Nord Ouest, à Beijing, au Shandong et au Sud du Changjiang (Yangtsé). Au Nord-ouest, au Xinjiang notamment, on maintient les caractéristiques alimentaires musulmanes. Le boeuf et le mouton constituent la base du menu, les plats possèdent une saveur huileuse mais non grasse, tendre mais sans goà»t désagréable.
De nos jours, les cuisiniers non seulement continuent de préparer des aliments traditionnels, tels que le ragoà»t de mouton, le mouton sauté avec du sucre, le riz cuit avec le mouton, mais aussi inventent de nouveaux plats, par exemple : une centaine de plats à base de mouton avec différentes saveurs, la marmite mongole, grà¢ce à la technique du découpage du mouton, des ingrédients et des condiments, est depuis longtemps un plat comparable à celui des Han.
La cuisine impériale
La cuisine impériale, avec 3 000 ans d'histoire, remonte à la dynastie des Zhou (XIe S. 256 av. J C.). A cette époque-là , les plats étaient faits selon un processus très élaboré. Elle n'a cessé de se perfectionner durant sa riche histoire. Elle accordait de l'intérêt aux ingrédients recherchés, aux techniques spéciales, au régime nutritif, aux récipients somptueux, aux rites et à la musique.
Ancienne capitale des cinq dynasties, la ville de Beijing est une bonne héritière de la cuisine impériale. Des gà¢teaux sucrés à base de haricots verts ou blancs et de maïs, les galettes grillées farcies de viande font venir l'eau à la bouche, la chair de chevreuil et de faisan et d'autres animaux recherchés plaisent beaucoup aux gourmets. Le fameux menu "Manhan" combine de faÇon harmonieuse les styles traditionnel et moderne. Les plats de la cuisine impériale sont frais, croustillants, tendres et légers. En d'autres termes, ils sont moins gras, moins salés et moins sucrés, mais plus nutritifs.
D'ailleurs, la décoration somptueuse de la salle à manger, la grande tenue des jeunes serveuses et l'imitation de rites solennels renvoient les clients à l'époque de l'Empire du milieu.
textes et images extraits du site © Centre Culturel de Chine à Paris, 2002-2003, tous droits réservés
Le Qi Gong est une pratique millénaire qui fait partie de la médecine traditionnelle chinoise. Depuis quelques années, une partie de la population chinoise (70 millions) redécouvre peu à peu les vertus conjuguées des préceptes bouddhistes, taoïstes et confucianistes qui formèrent la Chine éternelle.
Le Qi Gong est aussi vieux que la Chine. Cette gymnastique millénaire a traversé le temps et les révolutions, fleurissant en centaines d'écoles, pour fournir au peuple chinois la moin coà»teuse et la plus saine des médecines préventives. Rappelons qu'à l'heure actuelle, l'espérance de vie en Chine est identique à celle de la France, malgré des coà»ts de santé quarante fois inférieurs en dépit de conditions de vie infiniment plus rudes. La pratique du Qi Gong comme "sport national" n'y est sans doute pas étrangère : il n'est que d'observer tous ces vieillards alertes, pratiquant été comme hivers leurs exercices dans les parcs au petit matin, pour ce convaincre de l'apport décisif de cette discipline dans la santé et la longévité.
En tant que gymnastique de santé, le Qi Gong est un véritable "trésor national" que le gouvernement chinois a toujours encouragé, tout comme il a encouragé le maintien de la médecine traditionnelle chinoise, se contentant d'en édulcorer les lointaines origines impériales. Rappelons tout d'abord que le Qi Gong n'est pas une simple gymnastique. Il touche aux différent niveaux de l'être humain (physique, énergétique, psychique), et exerce une influence naturelle sur le comportement et la spiritualité de l'individu.
La "sainte trinité" des qualités morales, à savoir l'authenticité ou véracité (Zhen), la bienveillance ou compassion (Shan), et l'endurance ou pardon (Ren), représente respectivement les trois vertus cardinales du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, ces idéologies "impérialistes" que la révolution culturelle sous Mao avait eu toutes les peines à faire oublier. Le Qi Gong s'est développée comme une traînée de poudre en Chine, puis par la diaspora chinoise dans une quarantaine de pays en quelques années seulement. Le Qi Gong est une pratique notablement dépourvue de tout rituel religieux, d'intérêt mercantile, de hiérarchie de pouvoir ou de manipulation de conscience.
extrait du site Chenmen... Et le souffle devient signe...
© 1999-2004 Chenmen.com - Tous droits réservés
Pour surprendre le mystère de la vie, en comprendre les mécanismes, en corriger les anomalies, il suffit d'être en accord avec les grands mouvements du Ciel et les transformations de la Terre, et d'en suivre les mutations. Telle sont l'origine et les fondements de la médecine traditionnelle chinoise.
Les origines de la médecine chinoise :
On attribue l'origine de la médecine chinoise à un empereur mythique, HUANG DI (l'empereur jaune) qui reÇut de son premier ministre QI BO Initiation et Connaissance de la science médicale. Tout au long des siècles plusieurs grands médecins chinois ont laissé de nombreux écrits, nous citerons en particulier :
HUA TUO 110-207, qui fut l'un des plus grands chirurgiens de la Chine antique. Il pratiqua l'acupuncture, la moxibustion, la pharmacopée, la diététique. Chirurgien, il opéra les intestins. Anesthésiste, il élabora un produit pour calmer la douleur. Il mit au point une série d'exercices de santé (les 5 animaux) à base de mouvements à visée thérapeutique qui fut à l'origine du TAI QI JUAN.
SUN SI MIAO 590-682, poète philosophe et médecin. Il parcourut les provinces pour recueillir les recettes populaires; Il écrivit en particulier, " Prescriptions valant mille onces d'or" qui décrit les bienfaits de l'acupuncture et de la moxibustion. " La vie est mille fois plus précieuse que l'or, c'est donc un acte grand et vertueux que de sauver la vie avec une prescription médicale" disait-il.
La médecine et la pharmacopée traditionnelle contribuent à faire rayonner la civilisation chinoise?
Depuis des millénaires, elles ont apporté une contribution remarquable à la prospérité de la nation chinoise et se distinguent des autres médecines du monde par leur efficacité, leur originalité, la spécificité des diagnostics et des traitements, la clarté de leurs théories et l'abondante documentation sur laquelle elles s'appuient. Elles font partie du trésor médical commun de l'humanité.
L'existence plusieurs fois millénaire de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle chinoise est la preuve de leur vitalité. En complément de la médecine moderne, elles donnent à l'action médicale et sanitaire de la Chine une originalité et des atouts particuliers.
L'histoire de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle chinoise peut remonter à la société primitive. Les ancêtres de la nation chinoise avaient créé une forme primitive de médecine dans leur lutte contre la nature. En quête d'aliments, ils découvrirent les effets curatifs ou palliatifs de certaines plantes et animaux. En se réchauffant autour du feu, ils découvrirent que des pierres et du sable bien chauffé et enveloppé dans une peau d'animal ou des écorces d'arbre pouvaient dissiper la douleur : ils inventèrent ainsi la compresse chaude et la moxibustion à la suite de longues pratiques et de perfectionnements successifs.
Par l'usage d'outils en pierre, ils découvrirent que la stimulation ou le choc imprimé sur une partie du corps pouvait apaiser par miracle les douleurs d'une autre partie du corps : ainsi fut inventé un traitement utilisant une aiguille en pierre ou en os qui finit par devenir l'acupuncture. Sur la base de ces thérapies, se forma la théorie des méridiens.
La théorie fondamentale de la médecine traditionnelle chinoise se base sur la connaissance et la compréhension des organes internes, des méridiens et de leurs branches collatérales, du QI (énergie vitale), du sang, de la salive et des causes des maladies. Les quatre méthodes et la différenciation du diagnostic constituent l'essentiel de la démarche de la médecine traditionnelle chinoise.
Les quatre méthodes sont : l'observation (de la mine du patient), la perception (on écoute la voix du patient), l'interrogation (on le questionne sur son état et le déroulement de la maladie) et la palpation (prise du pouls); la différenciation du diagnostic consiste, après constatation des symptômes, à analyser, résumer et déterminer avec précision l'état du malade.
La médecine traditionnelle chinoise utilise, à part les médicaments, des méthodes thérapeutiques spécifiques comme l'acupuncture, le massage, le qigong (exercices respiratoires), etc. Le Traité de la médecine interne de l'empereur jaune, le plus ancien ouvrage médical de Chine, publié il y a plus de deux mille ans, dota la médecine traditionnelle chinoise de fondements théoriques. Plus tard, apparurent un grand nombre de livres de médecine dont les plus célèbres sont : le Traitement des maladies difficiles. Sur le typhus et d'autres maladies, le Traite d'étiologie. Le Compendium de materia medica de Shen Nong est le plus ancien livre de Chine traitant de pharmacologie.
Le Compendium de materia medica des Tang est le premier codex publié par le gouvernement de la Chine antique et aussi le plus ancien codex officiel du monde. Le Compendium de materia medica écrit par Li Shizhen sous les Ming présente 1892 variétés de plantes médicinales accompagnées de 10000 ordonnances.
Depuis l'avènement de la Chine nouvelle, le gouvernement a toujours accordé une importance particulière à la médecine et à la pharmacopée traditionnelle chinoise et les soutient dans divers domaines. En 1986, a été fondée l'Administration d'Etat de la médecine traditionnelle chinoise. Deux ans plus tard, a été créée, à partir de ladite administration, l'Administration d'Etat de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle chinoise, chargée de définir les stratégies de développement, la politique, les mesures et les règlements en la matière et de garantir, sur le plan organisationnel, l'association de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle et une bonne gestion de leur développement.
L'enseignement de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle chinoise s'est développée à partir de zéro. Ont été créé successivement des écoles spécialisées secondaires et supérieures, des écoles régulières, des cours par correspondance, des cours du soir, des formations dispensées par des maîtres, des examens pour autodidactes et des écoles gérées par des organismes sociaux. Ces écoles ont formé un grand nombre de personnes spécialisées.
Le développement de l'industrie pharmaceutique de la médecine chinoise a permis d'établir un système complet, englobant une riche gamme de produits et utilisant les technologies de pointe. La Chine poursuit des recherches sur la combinaison de la médecine traditionnelle chinoise et de la médecine occidentale. Aujourd'hui, les trois formes de médecine, médecine traditionnelle chinoise, médecine occidentale et combinaison des deux, coexistent en Chine; elles se complètent et se développent en parallèle.
La médecine traditionnelle chinoise est très riche. Les chercheurs ont beaucoup étudié la théorie fondamentale et les effets thérapeutiques de cette technique et aux méthodes modernes ; ainsi ont-ils pu donner des explications scientifiques aux principes concernant les viscères, la stase sanguine et l'acupuncture. La Chine se tient au premier rang dans cinq branches de la médecine mondiale; la greffe de membres sectionnés, les soins aux brà»lés, la réduction des fractures, le traitement des affections abdominales aiguës et l'anesthésie par acupuncture; les trois dernières sont les résultats de la combinaison de la médecine traditionnelle chinoise et de la médecine occidentale. Ces dernières années, la médecine et la pharmacopée traditionnelle chinoise ont obtenu des succès satisfaisants dans le traitement des maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires, des maladies du système immunitaire, des tumeurs, et des fractures.
La prévention et le traitement des maladies grà¢ce à des médicaments chinois se sont nettement répandus, et l'étendue des services rendus par ces médicaments s'est élargie, tout cela grà¢ce à la mise en valeur et au classement des recettes traditionnelles populaires, aux progrès accomplis dans la plantation, le traitement et la préparation des plantes médicinales, et à l'amélioration des médicaments.
Le traitement des affections abdominales aiguës par les médicaments chinois permet de guérir sans opération chirurgicale. Les fruits de la recherche sur les traitements et l'anesthésie par acupuncture ainsi que ses effets antalgiques ont été diffusés dans 120 pays et territoires. En 1987,a été fondé à Beijing la Fédération mondiale de l'Acupuncture à laquelle ont adhéré plus de 50 000 membres répartis dans une centaine de pays et territoires.
C'est la première organisation internationale académique établie en Chine, et présidée par un Chinois. En 1989, a eu lieu à Beijing la Conférence médicale internationale sur le Qigong à laquelle ont participé 29 pays et territoires. En 1991, la Chine a organisé la Conférence internationale sur la médecine et la pharmacopée traditionnelle à l'issue de laquelle a été publiée la Déclaration de Beijing, rédigée conjointement par plusieurs dizaines de pays.
La Chine entretient désormais des relations de coopération dans les domaines de la médecine, de la recherche scientifique et des échanges académiques avec plus de 100 pays et territoires. Ces dernières années, avec l'apparition des thérapies naturelles ou sans médicaments, divers pays du monde ont reconnu l'efficacité de la médecine et de la pharmacopée traditionnelle chinoise et la coopération en la matière ne cesse de s'intensifier. Le Japon, les États-Unis et l'Allemagne ont établi des relations de coopération avec la Chine.
L'Organisation mondiale de la Santé a institué en Chine sept centres de coopération sur la médecine et la pharmacopée traditionnelle. Parmi les étudiants étrangers venant en Chine étudier les sciences naturelles, ceux qui étudient la médecine et la pharmacopée traditionnelle chinoise sont les plus nombreux. L'accord signé entre l'Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing et une université britannique d'Etat a marque le début de l'enseignement de la médecine traditionnelle chinoise dans des universités britanniques et même européennes.
Le Japon et la République de Corée ont créé des écoles de médecine traditionnelle chinoise. La France, les États Unis, l'Italie et l'Australie ont fondé des instituts de médecine traditionnelle chinoise ou des instituts d'acupuncture. L'Université de Munich, en Allemagne, a établi un institut de recherche sur la théorie de la médecine traditionnelle chinoise.
extrait du site Chenmen... Chenmen... Et le souffle devient signe...
© 1999-2004 Chenmen.com - Tous droits réservés
Est-ce vraiment le rythme journalier de plus d'un milliard de chinois qui préoccupe tant les occidentaux? Ou bien une certaine faÇon de penser et de se comporter qui n'appartient qu'à eux? Pourquoi cet intérêt curieux, manifesté tout au long des siècles par l'Europe et en particulier par la France, qui depuis le XVII siècle entretient des relations diplomatiques, économiques et culturelles avec ce pays d'extrême-orient?
De tous temps, les hommes se sont interrogés sur la place de la Terre dans l'Univers, et le premier souci des civilisations traditionnelles a été d'observer la voà»te celeste qui se déploie, majestueuse et souveraine au-dessus de la Terre.
Magnifique dôme d'une sérénité parfaite, il rayonne le jour d'un éclat soutenu et dispense, la nuit, une poussière de lumière. Il préside aux mouvements du soleil, de la lune et des étoiles, à l'alternance du jour et de la nuit, à l'organisation des orients, des changements des saisons et de leurs climats particuliers, de lui viennent les nuages et les pluies. Les vents et les bourrasques le traversent. La terre quand à elle, mère nourricière, fournit à l'homme abri et nourriture; elle lui permet de prendre appui, d'enraciner sa lignée. Il y naît et y meurt.
Le ciel ne se conÇoit pas sans la terre, comme la terre ne se conÇoit pas sans le ciel. C'est à partir de cette vision du monde que s'organise le premier principe fondamental de la pensée chinoise, celui dont personne ne parle qui est partout sous-jacent :"le principe YIN/YANG".
"Le Ciel-YANG, dispense l'émanation essentielle qui préside aux métamorphoses, la terre répend l'émanation accueillante qui complète la forme".
Si pour ses premiers habitants, la terre s'oppose à la Mer (en latin, Terra dérive peut-être de l'indo-européen TERS, qui évoque le sec) elle s'oppose également au CIEL, mais ne peut rien sans lui, lieu de manifestation dont dépend sa propre animation. Avec lui, elle est le lieu et le symbole de la vie et de l'humanité (C'est le COSMOS, qui en grec figure l'ensemble organisé de la Terre et des Astres, face au Chaos).
La réalité cosmique et la pensée spirituelle s'entremêlent avant même que n'apparaissent des préoccupations et des influences religieuses ou politique. Ces représentations du Ciel et de la Terre, depuis la nuit des temps, l'homme chinois les a faites siennes. Le DAO (ou TAO) qui signifie littéralement la "VOIE" est à l'origine de tous les phénomènes manifestés de la vie de l'univers : Echange permanent d'influx entre le ciel et la terre, o๠toute vie particulière n'est qu'un aspect, un moment de ses manifestations.
L'homme, entre Ciel et Terre, en reÇoit les bienfaits, en subit les influx. Son existence se déroule dans un "Vide médian", elle y reÇoit les vertus de l'un et de l'autre dans un mouvement incessant. Du Ciel, l'homme possède les esprits, de la Terre, il reÇoit les souffles nourriciers. Cette rencontre du ciel/terre est admirable de régularité et de silence. Elle ne fait aucun bruit et l'harmonie qui en résulte doit être l'état naturel de l'univers. La santé de l'être humain n'est que le reflet de la santé du Ciel/Terre. Voici le point de départ d'une philosophie particulière qui associe l'être humain aux mouvements de la nature, dans sa vie de tous les jours, comme dans chacune de ses expressions créatrices.
Les principes secrets du Tao :
Les deux principes fondamentaux qui structurent la médecine chinoise s'établissent à partir de ce concept Ciel/Terre.
1° LA THEORIE DU YIN-YANG
Deux modalités d'expression du monde vivant, qui s'engendrent et se dynamisent. A la fois complémentaires et antithétiques, ces deux principes peuvent être considérés, bien que ce point de vue soit très réducteur, comme un système de classification de toutes choses, allant du plus matérialisé à l'indicible, dans un ordre non exhaustif.
Exemple : Au YIN correspond la Terre, la Lune, le Froid, le Sombre, la Nuit, la Lenteur, le Statique, la Femme, le Nord, l'Ouest. Au YANG correspond le Ciel, le Soleil, la Chaleur, la Lumière, le Jour, la Rapidité, le Dynamisme, l'Homme, le Sud, l'Est.
En médecine chinoise classique, on tiendra toujours compte de ces deux principes dans leur fonction jumelée d'engendrement, d'opposition et d'évolution de l'un par l'autre dans un rythme de croissance et décroissance : passage du jour et de la nuit, du froid au chaud, de la surface à la profondeur.
2° LA THEORIE DES 5 MOUVEMENTS
Présente une organisation des manifestations terrestres liées aux influences du ciel, c'est à dire les saisons et leurs climats, leurs productions et transformations.
Les quatre orients, comme les quatre saisons, permettent au Yin et au Yang d'opérer. Avec le printemps qui correspond chez l'homme à la Naissance. A l'aube, le Vent d'Est chantonne sur la 3ème note JIAO, dans les branches des arbres. Il s'agira pour la nature, de la germination et de la croissance du Bois et des végétaux, avec l'apparition de la couleur verte, l'air sera tiède et venteux.
L'été, qui correspond chez l'homme à la Croissance, sera représenté dans la nature par Un vent Chaud venant du Sud. La 4ème note ZHI résonnera tout le jour dans un ciel de feu, alors que la végétation se parera de fleurs rouges.
L'automne correspond pour l'homme au déclin de sa vie. Au crépuscule, un vent frais et sec, vient de l'Ouest pour dessiquer et faire tomber les feuilles des arbres, les souffles de l'énergie font résonner la 2ème note SHANG. Le métal blanc de la faucille coupe les gerbes d'épis murs.
En hiver, qui correspond chez l'homme à la mutation, ( il n'est jamais question de mort pour les chinois, mais plutôt d'un retour aux 10.000 ETRES-faÇon de comptabiliser l'humanité-). La nuit, le Vent du Nord fait entendre la 5ème note YU, le froid saisit la nature, les animaux hibernent, les graines sont enfouies dans l'obscurité au plus profond de la terre, dans l'attente du renouveau du printemps qui fera rejaillir les manifestations extérieures de la vie.
Cette présentation poétique rend bien compte de la qualité d'observation du quotidien. Comme les saisons sont les produits de la rencontre du Ciel et de la Terre, la rencontre du souffle essentiel qui monte de la terre, avec celle de l'esprit qui descend du ciel va permettre l'animation des êtres vivants par des mouvements et des échanges, utilisés en permanence dans la médecine chinoise classique, grà¢ce à l'intervention d'un cinquième "larron" : la notion de vide médian sans lequel aucun mouvement, aucune transformation ne peuvent se faire.
Ce 5ème élément qui vient s'immiscer entre chaque saison et plus particulièrement en fin d'été est aussi appelé été prolongé (SHANG XIA)-C'est notre "été indien". Il joue un rôle primordial dans l'équilibre de la vie humaine. La 5ème saison est propice à la réflexion, l'humidité de l'air est embaumé du doux parfum de la fleur de jujube, elle favorise la transformation de toute chose, au rythme de la 1ère note GONG.
extrait du site Chenmen... Et le souffle devient signe...
© 1999-2004 Chenmen.com - Tous droits réservés
Les caractères de l'écriture chinoise étaient à l'origine des dessins ou des signes, l'évolution de la pratique de l'écriture a donné naissance à un art calligraphique indépendant. Les calligraphes utilisent du papier, un pinceau, et de l'encre pour tracer les différents traits des caractères suivant des styles variés et artistiques; l'art calligraphique n'a cessé de se transmettre depuis des milliers d'années.
Il y eut sous différentes dynasties de grands calligraphes dont le style est resté représentatif de la calligraphie de leur époque. Le plus célèbre est Wang Xizhi de la dynastie des Jin de l'Est, considéré comme grand maître calligraphe. Il maîtrisait l'art de l'écriture cursive caractérisée par des traits pleins de vigueur et d'élégance, comme l'envol du dragon et du phénix, ce qui l'a rendu célèbre pour la postérité. Son fils, Wang Xianzhi était également un grand calligraphe, qui se rendit célèbre par la souplesse et la beauté de son écriture. Sous la dynastie des Tang, la calligraphie connut un grand essor. Les oeuvres calligraphiques des maîtres de cette époque, Ouyang Xun, Chu Suiliang, Yan Zhenqing, Liu Gongquan, servent encore de modèles aujourd'hui pour l'apprentissage de la calligraphie.
A l'époque moderne, l'art calligraphique du maître Wu Changshuo se caractérise par un style coulant et l'association harmonieuse de traits gros et petits. Son style marie également l'art calligraphique et la peinture, ce qui donne à ses oeuvres le style nerveux de la gravure.
Bien que le pinceau soit désormais peu employé, la calligraphie, en tant qu'art, attire beaucoup de personnes. On cherche à s'initier à une écriture régulière et agréable qui fasse ressortir la beauté des caractères chinois.
textes et images extraits du site © Centre Culturel de Chine à Paris, 2002-2003, tous droits réservés
Les caractéristiques principales de l'architecture chinoise classique sont la forme rectangulaire des espaces de vie et leur imbrication les uns dans les autres. Dans la Grèce antique, les temples étaient également conÇus à partir de structures carrées, mais l'atmosphère générale était plutôt austère. L'architecture chinoise combine des éléments rectangulaires de tailles et de positions variées selon leur importance dans un ensemble dont chaque composant reste cependant clairement distinct. Bien qu'imposantes, les constructions de style traditionnel gardent donc un aspect dynamique et intriguant.
L'architecture chinoise traditionnelle est fondée sur les principes de l'équilibre et de la symétrie. La structure principale est placée au centre, et les structures secondaires forment deux ailes partant chacune d'un côté de cet élément central pour former les pièces principales et la cour. Les résidences, les bà¢timents administratifs, les temples et les palais suivent tous ces principes fondamentaux. La distribution de l'espace intérieur reflète par ailleurs les valeurs sociales et morales chinoises. Par exemple, dans les demeures traditionnelles, l'on attribue les appartements aux membres de la famille selon leur place dans la hiérarchie familiale. Le maître de maison occupe la pièce principale, les membres les plus à¢gés de la famille du maître habitent les arrières du bà¢timent principal, et les jeunes occupent les ailes, les aînés celle de gauche et les plus jeunes celle de droite.
Une autre caractéristique de l'architecture chinoise est l'utilisation de charpentes et de piliers en bois, et de murs en terre cuite entourant les bà¢timents sur trois côtés. La porte principale et les fenêtres sont sur la faÇade. Les Chinois utilisent le bois comme matériau de construction depuis des milliers d'années : pour les Chinois, le bois représente en effet "la vie", un thème central de la culture chinoise. Ce trait de civilisation est d'ailleurs demeuré inchangé à travers les à¢ges.
Les bà¢timents rectangulaires traditionnels sont divisés en plusieurs pièces en fonction de la position des éléments de charpente et des piliers. Afin de faire en sorte que le toit soit profond et en saillie par rapport aux murs extérieurs du bà¢timent, les Chinois ont inventé un genre de chapiteau appelé tou kung qui s'élève au-dessus de chaque pilier. Ces chapiteaux sculptés soutiennent la charpente tout en servant d'éléments décoratifs. Ce style architectural a été repris par d'autres pays tels que la Corée et le Japon.
Certaines particularités architecturales résultent directement de l'utilisation du bois comme matériau de construction. La première de ces caractéristiques est que la profondeur et la largeur de l'espace intérieur sont déterminées par la charpente. La seconde est le développement d'une technique d'application de laques de couleur sur la charpente pour protéger le bois. Ces laques, qui sont faites de couleurs franches et satinées, sont devenues un critère d'identification de l'architecture chinoise traditionnelle. La troisième particularité est la construction de l'édifice sur une terrasse destinée à protéger celui-ci de l'humidité. La hauteur de cette terrasse est proportionnelle à l'importance de l'ensemble : elle confère d'autant plus de majesté aux grands édifices.
Les peintures murales de couleurs variées qui ornent les bà¢timents chinois traditionnels ont une importance à la fois symbolique et esthétique. Il peut s'agir de silhouettes de dragons et de phénix, d'illustrations inspirées de la mythologie, ou encore de paysages, de fleurs et d'oiseaux. Dans la Chine du Sud, l'architecture traditionnelle s'est enrichie de sculptures de bois d'une grande finesse. Avec les fresques colorées, ces sculptures de bois ajoutent à l'élégance et au raffinement des édifices.
Les toitures s'abaissent en général simplement des deux côtés des bà¢timents. Dans le Sud de la Chine, les résidences traditionnelles comportent des éléments décoratifs en céramique placés sur les arêtes des toits qui rompent les lignes sans cela trop régulières des bà¢timents. La courbe caractéristique des toits chinois fait souvent l'admiration des visiteurs. Les arêtes et les avants toits, avec leurs pointes relevées, apportent une originalité inattendue à des bà¢timents en eux-mêmes relativement simples et sobres. Il a été dit que cette particularité était conforme à la personnalité des Chinois, qui sont par nature terre-à -terre et directs, mais pleins d'énergie. Les lignes de l'architecture chinoise sont parfois comparées aux traits de pinceau en calligraphie. Depuis la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), la peinture chinoise et la décoration intérieure ont tendance à employer des lignes dynamiques, fluides et courbes. Transmettre le "souffle vital" à une oeuvre d'art est le principe fondamental de l'art chinois.
textes extraits du site © Centre Culturel de Chine à Paris, 2002-2003, tous droits réservés
Comme les Chaldéo-Assyriens, les Égyptiens et les Hindous, les Chinois sont un peuple dont la première civilisation remonte à une très haute antiquité.
Ils prétendent avoir connu et employé le gnomon dès le XXVe siècle avant Jésus-Christ.
Dans le Chou-King de Confucius, on lit que " Yao ordonna aux ministres Hi et Ho d'observer le ciel et de suivre exactement les mouvements des astres, du soleil et de la lune, afin de faire connaître au peuple les temps et les saisons par la rédaction d'un calendrier ".
L'époque de Yao remonte à plus de 4000 ans.
Les Chinois, les Japonais et les Siamois connurent d'abord l'année lunaire formée de douze lunaisons alternativement de 29 et 30 jours, auxquelles ils ajoutaient, de temps en temps, une treizième lunaison, pour égaler l'année solaire.
La nécessité des calculs pour faire l'intercalation amena les anciens Chinois à découvrir le même cycle dressé plus tard en Grèce par Méton.
L'intercalation avait lieu, dans le cycle de 19 ans, les années 3, 6, 9, 11, 17 et 19.
Les Chinois fêtaient les jours de nouvelle et de pleine lune.Dans la résidence de l'empereur existait un palais carré entouré de douze salles consacrées aux douze lunaisons ordinaires. A chaque nouvelle lune, le monarque se rendait à la salle respective de cette lune offrir un sacrifice. Lorsqu'il s'agissait de la lunaison intercalaire, c'est-à -dire de la treizième, la cérémonie se célébrait selon un rite spécial. Elle avait lieu entre les portes qui font communiquer la salle attribuée à la lunaison achevée avec la suivante.
Le peuple chinois compte pour premier mois de l'année celui pendant lequel le soleil entre dans le signe des Poissons, pour second celui du Sagittaire.Lorsqu'il arrive que, pendant un mois entier, le soleil n'entre dans aucun des signes zodiacaux, ce mois est compté pour intercalaire et il prend le nom du mois d'avant précédé de shun.Les noms des mois ne sont pas partout les mêmes. On leur donne parfois les désignations de meng, premier, tschusng, milieu, ki, dernier tschun, printemps, rja, été, tsin, automne, tung, hiver, et on forme les autres noms de deux mots, comme meng-tschun, premier après le printemps, etc.
Une autre dénomination consiste à leur donner le même nom que les années du cycle de 60 ans qui commencent avec l'un d'eux.
Enfin une troisième appellation est dérivée de la division de l'année en 24 mois, chacun correspondant au temps que met le soleil à aller du commencement au milieu, puis du milieu à la fin de chaque signe zodiacal.
Suit la liste de ces 24 mois :
1 Tong-tchi, dernier terme de l'hiver
2 Siao-han, petit froid
3 Ta-han, grand froid
4 Li-tchun, commencement du printemps
5 Fu-choug, eaux et pluies
6 King-che, crainte que causent les insectes
7 Tchun-feu, division du printemps
8 Tsing-ming, pure clarté
9 Kou-yu, pluies pour les semences
10 Li-hia, commencement de l'été
11 Siao-man, abondance et plénitude
12 Mang-tchong, semence du froment et du riz
13 Hia-tchi, dernier terme de l'été
14 Siao-chon, petite chaleur
15 Ta-chon, grande chaleur
16 Li-tsin, commencement de l'automne
17 Tchon-chon, la chaleur cesse
18 Pe-lon, rosée blanche
19 Tsin-feu, division de l'automne
20 Stan-lon, rosée froide
21 Choang-kiang, la brume tombe
22 Li-tong, commencement de l'hiver
23 Siao-sue, petite neige
24 Ta-sue, grande neige
Le mois lunaire chinois se divise en trois semaines de 9 ou 10 jours. Le 1er, le 11ème et le 21ème jour ont un nom spécial; les autres se comptent par le chiffre correspondant. Le jour commence à minuit et se divise en douze parties ou heures.
Chacune de ces douze heures comprend deux parties qui se distinguent nominalement par l'addition de kjao ou tssching au nom principal.
Ainsi la première heure s'appelant Tscheu, ses deux parties s'appelleront : Tscheu-Kjao et Tscheu-Tssching.
Les douze parties s'appellent les Schi. Le Schi, douzième partie du jour, équivalant à deux de nos heures, vaut 8 ko, c'est-à -dire 8 quarts d'heure; le ko se subdivise en 15 parties correspondant à nos minutes.
Pour les ères, les Chinois comptent tantôt à partir du 10 Mars 2697 avant Jésus-Christ, tantôt à partir du 6 Mars 2637 av. J.-C., et quelquefois aussi du 23 Février 2397.
Les Japonais datent du 18 février 660 av. J.-C.
Ces deux peuples se servent du cycle de 60 ans, dans lequel chaque année avait un nom particulier.
Les Japonais ont encore l'ère Nino, qui commence à l'arrivée au trône de Siu-mun-tem-ve, le 25 février 60 av. J.-C., l'ancienne ère civile datant du fameux Phra-Ruang, le Salomon siamois, 658 av. J.-C., et l'ère actuelle qui date de la fondation de Bangkok, en 1782.
Ces trois ères se décomposent en cycles de 60 ans et en cycles de 12 ans.
Les jours du cycle de 60 ans ont tous des noms formés par des combinaisons de dix et douze mots qui sont des noms de mois et d'années. Il ne semble pas utile de reproduire ici cette longue énumération.
Les Chinois avaient donné aux douze signes du zodiaque les noms suivants :
1 zi (rat)
2 chou (boeuf)
3 yin ( tigre)
4 mao (lièvre, lapin)
5 chen (dragon)
6 si (serpent)
7 wu (cheval)
8 wei (mouton)
9 shen (singe)
10 you (coq)
11 xu (chien)
12 hai (cochon)
Ce système, une fois implanté chez le peuple immobile du Céleste Empire, y demeura le calendrier du peuple ignorant.
Mais depuis très longtemps les sages de la Chine étaient arrivés à l'année de 365 jours et même de 365 jours 1/4.
Dès 2637 avant Jésus-Christ, l'année précisément qui marque le début d'une ère chinoise, l'empereur Houang-ti, après des observations minutieuses, décréta qu'il convenait de mesurer le temps par des années de 365 jours I/4, mais en recommandant à n'en rien dire au peuple superstitieux et craintif.
Au commencement du 12è siècle avant notre ère, les savants chinois étaient habitués à observer avec précision le retour des solstices à l'aide des ombres mesurées par le gnomon.
Et ils faisaient à cette époque une suppression de jours analogue à celle que fit subir Grégoire XIII au calendrier vingt-cinq siècles après eux.
Mais le système compliqué dont on vient de donner une idée resta en usage dans le peuple jusqu'à notre époque.
Le Japon s'en est libéré en adoptant, en 1873, le calendrier grégorien. Après avoir proclamé la république, la Chine a fait de même en 1912.
Différentes communautés chinoises de part le monde utilisent aussi ce calendrier.
Les débuts du calendrier chinois peuvent être évaluer au alentour du 14ème siècle avant J-C. La légende veut que l'empereur Huangdi invente le calendrier en 2637 avant J-C.
Le calendrier chinois est basé sur des observations astronomiques abouties de la longitude du soleil et des phases de la lune. Cela signifie que les principes de la science moderne étaient connus et ont eu un impact sur le calendrier chinois.
extrait du site Chenmen...
Et le souffle devient signe... © 1999-2004 Chenmen.com - Tous droits réservés
Toute la Chine
Pour en savoir plus sur la géographie, l'histoire et l'actualité de la Chine.
Les franÇais en Chine: Le Cercle franco-chinois
L'amicale franco-chinoise. Vivre, faire du tourisme, discuter ... en Chine. Retrouvez des informations sur les diverses régions de Chine.
Centre Culturel de Chine
Vous y trouverez le programme des activités dédiées à la Chine, des dossiers, un forum et une liste de liens utiles.
Chenmen... Et le souffle devient signe...
Un site très complet qui vous propose toute l'actualité, l'histoire de la Chine traditionnelle, l'art de vivre, l'astrologie, etc.
lechinois.com
Apprendre le chinois!
Oui mais o๠... quand ... comment?
Ce site vous donne les réponses.
Ambassade de la République Populaire de Chine en France
Vous y trouverez des informations sur les voyages en Chine, sur les demandes de visa, une liste de liens utiles, etc.
China.org
Le centre officiel d'informations internet sur la Chine :
Actualité, tourisme, culture, sciences, cours de chinois, liens web... Une mine d'informations sur la Chine du 21ème siècle.
Le Quotidien du Peuple en ligne
...et en franÇais. Toutes les informations francophones du grand quotidien Chinois se retrouvent sur ce site.